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Tout savoir sur les arts martiaux du Cambodge : Bokator et Kun Khmer




Le Bokator, Témoin de l’Héritage Guerrier du Cambodge

Le Cambodge fascine par son patrimoine grand et complexe. Sa culture et son histoire sont également captivantes. Les anciens temples d’Angkor témoignent de cette grandeur. Ils nous ramènent à une époque révolue. Les Cambodgiens luttaient alors pour leur liberté. Ils le faisaient avec honneur, courage et détermination. Les murs de ces temples abritent des bas-reliefs impressionnants. Parmi eux, une représentation d’un art martial cambodgien se démarque. Il s’agit du Bokator. Ce bas-relief est un témoin précieux de l’héritage martial du Cambodge. Il illustre également l’importance du Bokator dans l’histoire et la culture du pays.

Bokator

Bokator, l’Art Martial Éternel du Cambodge

Le Cambodge fascine par la grandeur de son patrimoine. Sa culture riche et son histoire captivante continuent d’émerveiller. Les anciens temples d’Angkor en sont des témoins vibrants. Ils ramènent les visiteurs à une époque révolue. À cette époque, les Cambodgiens se battaient pour leur liberté. Ils le faisaient avec courage et détermination. Des bas-reliefs majestueux ornent ces temples. Ils représentent le Bokator, un art martial cambodgien. Cet art témoigne de l’importance de l’héritage martial du Cambodge. Le Bokator a une place prépondérante dans l’histoire et la culture du pays.

Bokator

Les lions ne se sont jamais trouvés en Asie du Sud-Est, bien que les lions asiatiques soient présents en Inde occidentale. La culture et la philosophie indiennes ont exercé une influence majeure sur la culture angkorienne. Ainsi, on peut dire que le concept du lion et la dénomination « Bokator » ont été inspirés par ces influences indiennes. Au début de leur formation, les pratiquants rendent toujours hommage à Brahma.

Bokator

Le Bokator a connu un déclin jusqu’à l’époque des Khmers Rouges. Les pratiquants d’arts martiaux étaient alors persécutés. Certains étaient exilés ou contraints à abandonner leur enseignement. L’occupation vietnamienne a ensuite totalement interdit le Bokator. Pendant ce temps, le maître San Kim Sean a quitté le Cambodge. Il s’est installé aux États-Unis et y a enseigné le Bokator ainsi que les arts martiaux coréens. On le considère comme le père du Bokator moderne. Il a contribué à faire revivre cet art. En 1992, il est retourné au Cambodge. Son objectif était de ramener le Bokator dans son pays et de le faire connaître mondialement. La première compétition nationale de Bokator s’est tenue à Phnom Penh en 2006.

Le Bokator : Force Animale et Techniques Mortelles

Le Bokator, l’un des plus anciens systèmes de combat au Cambodge, intègre des armes et des techniques de combat rapproché. Comme d’autres arts martiaux de la région, il comporte 341 enchaînements basés sur les styles des animaux tels que le lion, le cheval, les oiseaux, etc. En raison de certaines similarités visuelles, le Bokator est parfois confondu à tort avec le Kun Khmer, une forme de kickboxing.

Bokator

Contrairement au kickboxing, le Bokator visait à gagner sur le champ de bataille. Sous l’empire angkorien, les guerriers apprenaient à frapper avec presque toutes les parties de leur corps. Cela incluait les genoux, les mains, les coudes, les pieds, les tibias et la tête. Même les épaules, les hanches, la mâchoire et les doigts pouvaient servir à dominer ou tuer un adversaire. Des armes comme des bâtons de bambou, des lances et même le krama, l’écharpe traditionnelle cambodgienne, étaient aussi utilisées dans le Bokator.

Le maître San Kim Sean a transformé cet art martial en un sport compétitif et une pratique de santé. Le Bokator moderne se focalise moins sur la force physique et plus sur l’esprit. La méditation est fondamentale dans le Bokator, avec trois niveaux : la santé physique, la santé mentale et l’énergie.

Les Cordons Sangvar et le Krama, Symboles du Bokator Cambodgien

Lors des combats, les combattants revêtent l’uniforme traditionnel des anciennes armées khmères. Ils attachent des cordons de soie bleus et rouges, appelés Sangvar day, autour de leurs biceps. Autrefois, on considérait ces cordons comme des porte-bonheur pour augmenter la force, même si aujourd’hui, ils ont principalement une valeur cérémoniale. Certains combattants enroulent encore ces cordons autour de leurs mains et poignets, à l’instar des guerriers d’antan. Cependant, afin de réduire les blessures et l’aspect brutal de cet art martial, les combattants sont encouragés à les remplacer par des gants de boxe. Le port d’un Krama avec le drapeau national sur la tête met en avant l’identité culturelle et la fierté nationale, tandis qu’un autre Krama enroulé autour de la taille marque le niveau de maîtrise des combattants.

Bokator

Le Bokator utilise un système de ceintures Krama colorées pour indiquer les sept niveaux de maîtrise. Les couleurs vont du blanc au brun pour les cinq premiers niveaux. Chaque couleur correspond à des styles animaux spécifiques. Par exemple, le blanc représente des styles comme le canard, le crabe, le cheval, l’oiseau et le dragon. Le vert symbolise le roi singe, le lion, l’éléphant, l’apsara et le crocodile.

Pour obtenir la ceinture noire, les élèves doivent maîtriser 1000 techniques parmi les 10 000 existantes. Après avoir porté la ceinture noire pendant au moins dix ans, ils peuvent atteindre le niveau le plus élevé, symbolisé par la ceinture jaune. Pour cela, ils doivent maîtriser toutes les 10 000 techniques. Ils doivent aussi montrer un engagement total envers le Bokator et contribuer de manière significative à sa promotion et son développement.

Kun Khmer : L’Art Martial Cambodgien Qui Défie le Temps

Le Kun Khmer, également connu sous le nom de Pradal Serey ou boxe cambodgienne, est un art martial emblématique du Cambodge. Bien qu’il soit considéré comme le sport national depuis plus de 1200 ans, le Kun Khmer reste dans l’ombre du Muay Thaï, son voisin thaïlandais, dont il est pourtant l’ancêtre. Découvrez tous les détails de ce sport captivant et qui sait, peut-être allez-vous vous découvrir une nouvelle passion !

Kun Khmer : L’Art Martial Cambodgien

Le Kun Khmer, étroitement lié au Muay Thaï (boxe thaïlandaise) et au Bala Lethwei (boxe birmane), partage de nombreux éléments communs avec les arts martiaux d’Asie du Sud-Est, avec quelques particularités propres à lui-même.

Au Cambodge, le Kun Khmer se distingue par sa proximité physique et son efficacité. Comme la boxe anglaise, il vise à gagner par KO ou par le plus de points. Les boxeurs utilisent leurs poings, pieds, coudes et genoux pour frapper l’adversaire. Les coups à la nuque et à la colonne vertébrale sont interdits.

L’explosivité et le cardio sont essentiels dans le Kun Khmer. Il s’agit d’un sport tonique et rythmé avec beaucoup de sauts. Les combats sont rapides et se composent de cinq rounds de trois minutes.

Outre les compétences physiques, le Kun Khmer exige des qualités mentales. Pour devenir boxeur professionnel, il faut un travail acharné.

Kun Khmer et Muay Thaï : Liens d’une Histoire Partagée

Le Kun Khmer et le Muay Thaï partagent des racines communes qui remontent à l’époque de l’Empire khmer. La boxe khmère est profondément ancrée dans la culture cambodgienne et est considérée comme un art noble.

Kun Khmer : L’Évolution Politique d’un Art Martial

La politique a joué un rôle majeur dans le développement du Kun Khmer. Pendant le protectorat colonial français au XXe siècle, toutes les formes de boxe en Asie du Sud-Est ont été codifiées. Cela a permis de réguler le Kun Khmer et d’organiser des compétitions. Cependant, le Kun Khmer a une longue histoire, pratiqué depuis l’Empire khmer.

Des bas-reliefs du XIe siècle à Angkor montrent des soldats pratiquant le Kun Daï. Cet art du combat à mains nues est un ancêtre du Kun Khmer. À cette époque, l’Empire khmer était l’un des plus puissants de la péninsule indochinoise. Il s’inspirait des pays voisins pour perfectionner ses arts de combat.

Il est important de distinguer le Kun Khmer du Bokator, un autre art martial khmer. Le Bokator est un art martial de défense, tandis que le Kun Khmer est de nature plus offensive.

Kun Khmer : Une Ascension Discrète en France et en Europe

Le Kun Khmer reste largement méconnu en France et en Europe par rapport au Muay Thaï. Cependant, cela ne signifie pas qu’il n’existe pas de pratique et de développement de ce sport. En France, la Fédération des Arts Martiaux Khmers (FAMK) ainsi que des associations telles que Prodal Boran, Kun Khmer Andresy et Mantis Boxing contribuent à promouvoir la boxe khmère. De nouveaux compétiteurs émergent et participent aux compétitions de Kun Khmer, y compris des rencontres internationales. Un exemple notable est celui de Derek Bidaut, un boxeur professionnel franco-cambodgien.